Revue de Presse du chat noir 

 


Article de Dominique-Hélène Lemaire


Le Chat Noir n’est pas mort ce soir !

A la Bastille, Nini peaud’chien…. Ça vous dit quelque chose ? Nous voici à Montmartre avec Aristide Bruant, Toulouse Lautrec, les bocs de bière, le vacarme des chansonniers, les jupes friponnes qui se soulèvent et les gorges offertes. Au Chat Noir, entre deux récitations lyriques, Jules Jouy se met au piano et entonne des chansons naturalistes. Poètes et public mêlent leurs clameurs. La poésie et les maximes d’Alphonse Allais sont omniprésentes. Verlaine au grand cœur, de ci …. de là. Nous sommes au Chat Noir version 2013.


La poésie, quelle mauvaise herbe ! Du chiendent, vous dites ! Elle passe la tête en ce début de printemps, entre les pavés de la rue du Belvédère, chez Fabienne, au théâtre de la Clarencière, théâtre littéraire. Que ce mot de grâce ne vous arrête pas, vous allez être totalement séduits.


Une revue des chansonniers du Chat Noir, relue, revisitée et réarrangée avec astuce et doigté par Rosalie Vandepoortaele plonge le public d’un soir dans une pure atmosphère 19 ème et intemporelle à la fois. Ce spectacle est un vrai bijou. Le choix des textes est un pur bonheur. La poésie transcende le noir. L’interprétation parfaite des comédiens est un festival théâtral. Tout y est : esprit, humanité, sensualité, émotion, humour et rire virevoltent au travers de comédiens joyeux, grandeur nature -on est à leurs pieds- et professionnels en diable. A cause du Chat sans doute.


Le rythme du spectacle ne vous lâche pas. Un musicien exquis, Laurent. une valse poétique de lumières. Alexis Van Stratum, un comédien pur belge et ...si français de ton et d’entrain. Et deux délicieuses dames vêtues de chemisier en dentelle à col monté serti dans des jupes de soie faites de l’or de la vigne. C’est tout. Un Lampadaire, deux tabourets blancs, trois caisses vides de bouteilles de vin pour la résonnance et le spectacle vous emmène dans la galaxie poétique. Le brillant quatuor met en scène l’invisible et l’indicible. Ils bougent, ils dansent en long, en large et en travers sur la scène minuscule de la Clarencière. On se croirait au centre d’une volière. On n’aurait bien d’yeux que pour la belle Laurence Briand au regard étincelant et à la féminité gourmande. Mais la connivence qu’elle entretient avec Maya Boelpaepe son alter ego… est contagieuse et le duo bien connu de « Sense and Sensibility » fait que le temps s’arrête. Merci Jane Austen ! Oui le temps repart en arrière même et vous cloue de bonheur fou. Celui du Verbe. Fou comme chacun sait.


Car Fabienne Goovaerts qui vous accueille au seuil de sa grande et vieille maison étrange au milieu de ses chats (plutôt « gris parce que les hommes sont saouls », et c’est dans le texte), dirige Le Verbe Fou, cette troupe belge qui pavoise à Avignon chaque année.

Et tous, public et artistes vous chanterez en chœur : "Je cherche fortune, Autour du Chat Noir, Au clair de la lune, A Montmartre ! Je cherche fortune Autour du Chat Noir, Au clair de la lune, A Montmartre, le soir, … pour empêcher le spectacle de finir !"


Dominique-Hélène Lemaire


SUR DEMANDEZ LE PROGRAMME LE 7/03/13


Article de Roger Simons


CABARET DU CHAT NOIR


Ils sont trois,  talentueux et dynamiques en diable :

Laurence Briand, Maya Boelpaepe et Alexis Van Stratum, accompagnés à l’harmonium et à la  guitare  par Laurent Laignaux.

Ils nous  font découvrir l’ambiance  du « Cabaret du Chat Noir », situé – il y a plus d’un siècle - à Paris, dans un coin de Montmartre, fondé en 1881 par Rodolphe Salis.

Ce cabaret était animé par  les chansonniers célèbres de l’époque, entre autres Aristide Bruant et des poètes tels Jean Richepin, Paul Verlaine, Alphonse Allais...

Ce Cabaret devait disparaître en 1897.

Laurence, Maya et Alexis interprètent  avec bonheur et brio de nombreuses chansons  et textes (dont ceux d’Alphonse Allais)  appartenant à cette époque révolue, fin du  19è-- début du  20ème.

Il faut être comédien pour  « jouer »  ces chansons-là. Ils le font admirablement bien,  dans  les expressions, la voix, les mouvements, revêtus  de costumes et robes, style fin 19 ème. Ils sont  joyeux et amusants.

Et le musicien est épatant  pour la musique et ses attitudes de musicien de cabaret.

Et quelle joie pour nous, jeunes, moins jeunes, plus jeunes du tout, de vivre  une heure de spectacle d’antan.

 

Un spectacle moderne ancré dans l’atmosphère particulière de la Belle Epoque !

Nos joyeux lurons  seront ce soir encore  à  La Clarencière.

Essayez de vous libérer pour aller les découvrir.

Croyez moi, vous passerez un moment tout à fait délectable.

Je vous raconterai  plus après  la carrière de ces quatre jeunes interprètes. Nous les retrouverons du reste dans différents lieux de Bruxelles. Je vous tiendrai au courant bien sûr !

Je vous proposerai prochainement de vous raconter la fabuleuse histoire de ce fantastique cabaret d’un autre temps.

 

CABARET DU CHAT NOIR.

20h30

THEATRE  LITTERAIRE DE LA CLARENCIERE

Rue du Belvédère  20 – 1050  Bruxelles

(Tout à côté du bâtiment Flagey)

Infos Réservation : 02 / 640 46 76

Vous serez accueillis agréablement par la directrice du Théâtre, Fabienne Govaerts.

Remettez-lui mon bonjour.


En avant-première de la soirée, une petite bouffée de ce spectacle.

 

Roger Simons



Paru le 28 juin 2013 sur

http://lesfeuxdelaramperogersimons.skynetblogs.be/archive/2013/06/28/cabaret-du-chat-noir.html